La Culture dans l'accord de coalition

04/12/2018

Signature de l’accord de coalition par Xavier Bettel, formateur, Étienne Schneider, LSAP, Corinne Cahen, DP et Félix Braz, déi gréng

Suite aux élections législatives du 14 octobre 2018 et les négociations de coalition entre DP, LSAP et déi gréng qui ont succédé, le formateur, Xavier Bettel et les chefs de délégation du DP, Corinne Cahen, du LSAP, Étienne Schneider, et de "déi gréng", Félix Braz, ont signé l’accord de coalition en vue de la formation d’un nouveau gouvernement.

L'Accord de coalition 2018-2023 complet (Pdf - 2,00 Mo)

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La Culture dans l'accord de coalition

La politique culturelle poursuit une approche ambitieuse qui prend en compte le fait que la diversité des cultures, la liberté créatrice, les arts, les droits culturels, le respect du patrimoine culturel et naturel sont essentiels au développement du débat démocratique, d’une véritable ouverture d’esprit et des droits fondamentaux en général. En effet, aucun développement sociétal ne peut être libre, juste et durable sans une composante culturelle et créatrice forte.

L’évolution des politiques culturelles doit être constante et est déterminée par le principe clé du rôle essentiel que tient la culture dans le débat démocratique. Le secteur culturel sera renforcé en développant une politique culturelle pour laquelle le plan de développement culturel « KEP 1.0 » constitue une base de discussion essentielle et en prévoyant des moyens adéquats.

Le KEP 1.0 sera analysé afin d'identifier les mesures à transposer immédiatement, respectivement à court terme et à moyen terme et les moyens nécessaires en vue de sa transposition seront mis à disposition. Le plan de développement culturel sera adapté régulièrement et des assises avec le secteur seront organisées.

Le développement d’une politique culturelle inclusive, participative et ouverte, conférant une place importante à l’engagement citoyen et aux approches ascendantes, sera poursuivie. Seule une approche notamment culturelle du développement sociétal fondée sur le respect mutuel et le dialogue ouvert entre les cultures peut conduire à des résultats inclusifs, équitables et durables. De même, la culture doit avoir une place plus importante et transversale au sein du système éducatif.

Cette politique devra être continuellement développée dans des processus ouverts et interactifs regroupant les différents éléments qui concourent à aider dans la gestion de la complexité à vivre les uns avec les autres. L’objectif poursuivi est celui d’une politique culturelle qui respecte, soutient et favorise l’émancipation culturelle individuelle et collective, la justice sociale, l’affirmation des droits culturels, la démocratie culturelle et la cohésion sociale, le développement économique et la création de richesses et d’emplois dans les industries créatives.

Le patrimoine culturel et naturel du pays sera protégé et sauvegardé, y inclus le patrimoine immatériel comme les traditions orales et d’autres formes de patrimoine, et la créativité, l'innovation et l'émergence de secteurs culturels dynamiques seront soutenues. Parallèlement, les efforts de transmission et de sensibilisation du grand public au patrimoine culturel, architectural et immatériel de notre pays seront renforcés, notamment moyennant les nouvelles possibilités qu’offrent les médias numériques.

La politique culturelle doit créer des conditions cadres justes et transparentes permettant aux artistes et créatifs d’exercer leurs activités en toute liberté. Le Ministère ayant la culture dans ses attributions doit rester un ministère attentif aux artistes et acteurs culturels, leur offrant un cadre permettant de développer leur potentiel créatif et de réaliser leur désir d’excellence dans leurs métiers respectifs. Le Ministère ayant la culture dans ses attributions doit également être un ministère des publics culturels, et donc pour tous les publics possibles. En effet, il ne suffit pas que l’offre culturelle soit riche et excellente, il faut qu’elle puisse être réellement partagée par tous en veillant à inclure les personnes a priori plus éloignées de la culture. Ainsi, il faut intégrer une dimension culturelle forte dans l’action éducative et de médiation sociétale et culturelle, pour garantir un véritable accès à la culture pour tous. Pour achever tous ces buts, il est prévu d’impliquer dans les processus décisionnels les artistes et acteurs culturels, les institutions culturelles nationales, régionales et locales, les associations culturelles, la scène libre et associative, les communes, les acteurs des industries culturelles et créatives, les acteurs de la société civile, tout en impliquant également la Chambre des Députés et en privilégiant une approche interministérielle plus systématique.

Le débat et la réflexion publics sur les questions essentielles d’identité(s) et d’histoire(s), de divergences, de points communs et d’auto-compréhension d’une société dont la diversité, le pluralisme et l’interculturalité en constituent les traits fondamentaux, restent primordiaux pour un dialogue interculturel ainsi qu’une intégration et cohésion sociale efficaces.

L’encadrement adéquat sera fourni pour permettre un débat structuré sur ces questions. Ainsi, la médiation culturelle et la mise en réseau des différents projets et initiatives déjà existants dans ce domaine seront favorisées. Il s’agira notamment de valoriser le travail de sensibilisation et de discussion qui est réalisé par bon nombre d’organisations culturelles, de créer des synergies entre les acteurs impliqués et de renforcer la visibilité des différents projets.

Un dispositif de gouvernance culturelle plus complet, fondé sur les droits fondamentaux et nos valeurs partagées sera établi. Un guichet unique de conseil, d’information, d’aide administrative et de soumission des demandes de subvention sera prévu pour les artistes et institutions culturelles.

Il sera notamment veillé à soutenir les petites structures de production. Alors que ces petites structures investissent presque la totalité de leur budget dans leur travail de production, elles auront, le cas échéant, besoin d’une aide spécifique pour leur organisation administrative et technique.

Dans le même esprit, il sera réfléchi à une réévaluation du financement des grandes structures de production en ce qui concerne une éventuelle précision de leur « mission statement » en soulignant notamment une mixité de leur programmation en ce qui concerne les artistes locaux.

Par ailleurs, une étude sur les possibilités juridiques d’optimiser le régime fiscal (taxe sur la valeur ajoutée - TVA, retenue d’impôts sur les traitements et salaires - RTS, etc.) des artistes et entreprises culturelles sera effectuée et cela dans le but d’instaurer un taux réduit de TVA sur les biens et services artistiques et culturels et de clarifier les règles quant à la retenue à la source des rémunérations versées à des intervenants non domiciliés au Luxembourg. Dans ce contexte, un diagnostic fiscal par entreprise/association culturelle pourra être envisagé.

Une réflexion générale sur les conditions de travail et de création de tous les métiers de la culture sera entamée et notamment sur l’utilité d’adapter la loi du 19 décembre 2014 relative 1) aux mesures sociales au bénéfice des artistes professionnels indépendants et des intermittents du spectacle 2) à la promotion de la création artistique. Il sera réfléchi à la réintroduction du congé culturel sous de nouvelles conditions.

Plus particulièrement, les mesures suivantes seront prises :

Promotion de la créativité par la culture

Une plus forte implication des enfants et des jeunes dans leur cadre respectif scolaire et parascolaire ne contribue non seulement à implanter un intérêt des jeunes et ultérieurement des jeunes adultes pour l’offre artistique très large sur notre territoire. L’exemple de projets participatifs en milieu scolaire et parascolaire montre que les expériences de participation active d’enfants et de jeunes bénéficient également à l’amélioration de l’esprit de curiosité, de créativité et d’innovation dans d’autres domaines de la formation scolaire et professionnelle. Il est donc important de renforcer la présence d’activités culturelles dans l’interface entre le contexte culturel et le monde de l’éducation.

Les effets de la forte concentration de l’offre culturelle à l’attention des milieux scolaires et parascolaires sur la ville de Luxembourg sera analysée pour, le cas échéant, aider à étendre l’offre pour la participation active ou passive des enfants et jeunes dans des activités d’éveil et de participation à la culture dans d’autres régions du pays.

Pour permettre à tous les enfants et jeunes de pouvoir bénéficier d’un socle minimal de participation culturelle au cours de leur carrière scolaire, des modalités seront étudiées pour permettre aux jeunes à l’issue de leur carrière scolaire de faire certifier leur participation à une série d’activités culturelles (« permis à points positifs » culturel, portfolio culturel ou autre type de certification). En particulier le projet « Kulturama » du Service de coordination de la recherche et de l’innovation pédagogiques et technologiques (SCRIPT) du Ministère ayant l’éducation dans ses attributions et du Ministère ayant la culture dans ses attributions, qui vise à promouvoir l’éducation culturelle et la sensibilisation à la culture dans le système éducatif, sera renforcé et doté des moyens nécessaires afin d’accomplir sa mission.

Des conventions stratégiques axées sur le travail avec les enfants et les jeunes entre d’un côté les Ministères ayant la Culture et l’éducation dans leurs attributions et les centres culturels régionaux et des initiatives artistiques et socioculturelles de l’autre côté peuvent être un moyen efficace pour améliorer l’impact d’une politique culturelle à l’égard des jeunes.

Archives nationales

Après l’adoption de la loi sur l’archivage au cours de la législature précédente, le projet de construction d’un nouveau bâtiment pour les Archives nationales sera finalisé. Grâce à plus de surfaces de stockage, de travail et d’exposition dans le nouveau bâtiment et en ayant recours aux technologies les plus récentes dans la matière, les Archives nationales pourront mieux accomplir leurs tâches. La valorisation des fonds des archives par des expositions et publications continuera d’être encouragée et le travail de communication et d’éducation envers le grand public sera renforcé. Par ailleurs, une culture d’archivage sera promue dans tous les domaines.

Protection du patrimoine culturel

La réforme de la loi sur la protection des sites et monuments nationaux, qui a été entamée pendant la législature précédente, sera finalisée. L’établissement de critères scientifiques, objectifs et transparents, qui sont conformes aux conventions et standards internationaux sera promu, permettant de simplifier et d’accélérer les procédures tout en assurant la protection du patrimoine architectural, archéologique, mobilier, immatériel et culturel dans toutes ses formes. Par ailleurs, la valorisation du patrimoine culturel et la sensibilisation du grand public à ce sujet seront promues. Entre autres, une carte numérique sera établie, par laquelle le grand public pourra facilement se renseigner sur tous les objets classés.

Il sera veillé à ce que les instituts culturels ainsi que les administrations publiques disposent des moyens adéquats afin de pouvoir accomplir au mieux leurs missions. Au vu des richesses culturelles et historiques qui se trouvent dans des collections privées, les personnes souhaitant faire don de leurs collections à une institution culturelle de l’Etat seront soutenues. A cette fin les mécanismes de soutiens du Fonds culturel national (FOCUNA) seront revus et si nécessaire adaptés.

La culture industrielle et mémorielle sera également soutenue.

Valorisation et transmission du patrimoine culturel

Une grande partie de la population n’est pas ou que très peu familière avec l’histoire du Luxembourg et la richesse du patrimoine culturel luxembourgeois. Par conséquent, la

valorisation et transmission des fonds des musées et des instituts culturels sera renforcée, que ce soit par des expositions, des publications ou encore des projets pédagogiques. La numérisation présente dans ce contexte une grande opportunité pour mieux présenter les collections des différentes institutions au grand public. La collaboration avec les communautés religieuses au Luxembourg, qui disposent de trésors culturels souvent inconnus, sera également recherchée pour organiser des projets et expositions thématiques. En outre, la coopération entre les centres de recherche, les institutions culturelles ainsi que le ministère ayant l’éducation dans ses attributions sera renforcée afin de promouvoir l’enseignement culturel dès l’enfance.

Galerie nationale d’art moderne luxembourgeois et d’un dictionnaire des artistes luxembourgeois

Le projet d’une galerie pour les artistes luxembourgeois contemporains sera réalisé. La nouvelle galerie offrira aux artistes luxembourgeois des possibilités d’exposer leurs œuvres, servira à la promotion des nouveaux talents ainsi qu’à l'étude de la contextualisation de l’art luxembourgeois du 20e siècle par rapport aux grands mouvements artistiques en Europe. Parallèlement, un centre de documentation et un lexique scientifique et vivant des artistes luxembourgeois sous forme numérique et imprimée seront créés.

Numérisation

La numérisation présente des opportunités importantes dans le secteur de la culture. Hormis la création artistique numérique dans l’industrie créative, la numérisation permet notamment de promouvoir la transmission de la culture et de notre patrimoine culturel. La numérisation des collections des musées et des archives sera accélérée et les institutions concernées activement soutenues. La numérisation ne favorise en effet pas seulement la recherche scientifique fondamentale, mais facilite également l’accès aux œuvres qui ne sortiraient autrement des réserves que pour les occasions et expositions spéciales. Elle permet ainsi un meilleur échange entre les institutions culturelles étatiques et le grand public, ainsi qu’une meilleure sensibilisation au patrimoine culturel.

Intégration et cohésion sociale

La diversité culturelle est un des atouts du Luxembourg et fait partie de son identité. Les activités culturelles aident les personnes issues de milieux différents à se rencontrer et à avoir un échange les uns avec les autres. Ainsi, la culture aide à construire des ponts à travers la société, à stimuler l’intégration et la cohésion sociale. Pour cette raison, les événements et les programmes interculturels qui contribuent au dialogue entre les différents membres de notre société, seront promus. A titre d’exemple, les rallyes culturels, organisés par des médiateurs culturels, qui réunissent des participants de différentes origines dans le cadre de visites de sites culturels, seront promus. De plus, il sera veillé à ce que les institutions culturelles publiques dédient une partie de leur programme et de leurs ressources à des activités interculturelles.

Bibliothèques

Les bibliothèques publiques jouent un rôle important dans la promotion de la culture. Le livre doit être préservé en tant que bien culturel - à côté des contenus numériques et des livres électroniques - et les bibliothèques doivent accomplir leur tâche de collecte, mais aussi de transmission. Il sera judicieux de mettre en commun les ressources et d’approfondir la collaboration entre les grandes bibliothèques, telles que la bibliothèque nationale et la bibliothèque universitaire. Il sera en outre examiné dans quels domaines le service au lecteur peut être amélioré, afin de rendre les bibliothèques plus attractives. De même, les bibliothèques seront encouragées à organiser des activités culturelles et sociétales et de s’ouvrir ainsi à de nouveaux publics. Par ailleurs, la loi sur les bibliothèques doit être soumise à une analyse critique et être remaniée le cas échéant, notamment en vue d’une simplification administrative. Finalement, la création de nouvelles bibliothèques régionales et locales sera envisagée.

Bicherbus

Le « Bicherbus » joue un rôle fondamental pour permettre l’accès à la littérature et à la culture, notamment dans les régions du pays qui ne disposent pas d’une bibliothèque publique à proximité immédiate. C’est pourquoi l’offre de la bibliothèque sur roues sera étendue et rendue plus facile à utiliser. La communication doit également être améliorée. Par exemple, peu de personnes savent qu’il est possible de commander des livres par Internet et de les faire livrer à domicile par le « Bicherbus ».

Enseignement musical

La loi sur l’enseignement musical sera revue. L’objectif est de renforcer le rôle de la musique en tant que vecteur culturel et de faciliter l’accès aux cours de musique pour les enfants et les jeunes.L’accès aux cours sera garanti pour toute la population résidente et la coopération entre les écoles de musique et conservatoires et les établissements d’éducation et d’accueil des enfants sera améliorée. Comme, de plus, une formation musicale de base fait partie d’une éducation générale, chaque élève devrait avoir accès à des cours de musique gratuits. Par conséquent, la gratuité des premières années de l’enseignement musical sera introduite en concertation avec les écoles de musique et les conservatoires dans tout le pays et les communes. De plus, les frais entre les différentes écoles de musique seront harmonisés, afin de réduire le déséquilibre régional des tarifs et de garantir l’égalité des élèves de cours de musique.

Finalement, les modalités de financement des établissements musicaux seront conçues de manière plus transparente.

Création d’espaces de travail

Il existe un grand potentiel pour la scène artistique luxembourgeoise et l’économie dans le domaine des industries créatives, qui représentent avec leur multitude de profils professionnels, tels qu’artisan d’art, designer, graphiste, développeur de jeux etc., un secteur important de l’économie luxembourgeoise. Pour permettre aux artistes luxembourgeois et aux acteurs de l’économie créative de se développer de la meilleure façon, davantage de possibilités d’exposition, d’ateliers et d’espaces de travail abordables seront mis à leur disposition. Comme notamment des lieux ouverts à l’instar du « 1535° » à Differdange permettent d’engendrer une dynamique créative et de créer des synergies entre les différents acteurs, de tels « hubs créatifs » seront installés dans tout le pays.

De plus, une utilisation plus intense des locaux des centres culturels régionaux en tant que lieux de la création artistique et de résidences d’artistes sera promue. La création d’un endroit où se rassemblent ateliers, centres de documentation, lieux pour des manifestations et des activités de loisir sera également envisagée, ce dernier pouvant devenir l'épicentre de l'évolution de la société et des arts.

La Villa Louvigny au cœur de la capitale est un bâtiment historique aux nombreuses facettes. Ce site unique sera utilisé de manière judicieuse afin d’y créer un site de création pour les artistes, qui leur propose de nouvelles possibilités de création et d’exposition. La salle de concert existante sera revalorisée pour des représentations artistiques.

Esch 2022 et « Man&Biosphere » Minett

Les deux projets phares initiés sous la responsabilité du Ministère de la Culture, à savoir la Capitale européenne de la culture Esch 2022 et la labellisation de la région du Sud comme « Réserve de Biosphère » de l’UNESCO continueront d’être soutenus. Au-delà de l’attribution du label de l’UNESCO ou de la phase événementielle en 2022, il sera important de poursuivre ultérieurement les efforts pour faire de la région Sud un point d’attrait culturel et touristique basé sur le patrimoine naturel et industriel.

Dans le cadre de la pérennisation de cet engagement au-delà de 2022, les mesures mises en œuvre par les acteurs du terrain, notamment Esch2022 et le syndicat Pro-Sud, seront soutenues par des moyens logistiques et financiers pour assurer un suivi durable de la mise en valeur de la région en 2022. Il s’agira notamment de faire converger en un instrument de gestion et de promotion à taille efficiente la structure régionale touristique

« Office régional du tourisme – Sud » (ORT-Sud), les futures structures de gestion du « Man&Biosphere » du Sud et la mise en réseau des institutions muséales et culturelles sur le terrain. Il s’agira de s’orienter vers un réseau performant entre tous les acteurs culturels.

Pour ce qui est de la mise en valeur et en réseau ainsi que de la promotion touristique endogène et exogène du patrimoine industriel de la région, les mesures entreprises pour une utilisation du patrimoine industriel seront soutenues suivant des formules plus diverses et souples, impliquant autant les acteurs culturels du terrain que les propriétaires et les utilisateurs potentiels de ce patrimoine bâti. Une attention particulière sera portée sur des bâtiments phare de l’histoire industrielle (Halle des Soufflantes Belval, Centrale à gaz Differdange, sites des Terres Rouges, e.a.). Pour des témoins historiques de moindre envergure des formules souples entre une conservation au sens strict et une réutilisation plus contemporaine seront étudiées dans le cadre d’une refonte de la loi sur la conservation du patrimoine.

Luxembourg for Culture (L4C)

Dans le cadre de l’approfondissement et la concrétisation des stratégies à moyen terme formulées dans le « Plan de développement culturel KEP1.0 », la mise en œuvre d’un instrument performant pour la promotion des arts et de la culture sera étudiée. Seront analysés notamment :

  • l’orientation de cette institution (seulement vers l’étranger ou également à l’intérieur du pays) ;
  • l’intégration de disciplines artistiques dans la démarche ;
  • l’agencement de L4C entre les politiques mises en œuvre par le Ministère ayant la culture dans ses attributions et les mesures sur le terrain, notamment en matière de financement ;
  • l’éventail de mesures concrètes au bénéfice des acteurs culturels et du public (financement de projets, promotion de jeunes talents, aide logistique au domaine festivalier, grandes manifestations phare récurrentes, communication ciblée, …).

 

Dans la poursuite des travaux d’affinage du KEP1.0, après une concertation structurée, une formule institutionnelle visant à atteindre les objectifs définis dans tous les domaines sera proposée aux acteurs et au public.

Promotion artistique à l’étranger

Les artistes luxembourgeois seront soutenus à se faire une renommée sur le plan international et les efforts à promouvoir la scène artistique luxembourgeoise au-delà de ses frontières seront renforcés. Ainsi, le Luxembourg sera systématiquement présent aux événements internationaux dans les différents domaines de la culture. Ces occasions sont incontournables puisqu’elles permettent aux artistes de se faire connaître et d’établir des collaborations et des contacts à l’étranger.

Le secteur culturel sera aussi intégré systématiquement aux visites et missions internationales pour faire connaître le Luxembourg comme pôle culturel sur le plan

international et accroître le rayon d’action des artistes luxembourgeois à l’étranger. Cette approche vise à promouvoir la coopération transfrontalière et l’échange culturel et artistique, ainsi qu’à renforcer la dimension culturelle du « nation branding ». Les ambassades seront également intégrées davantage dans la promotion renforcée de la culture et de l’art luxembourgeois.

 

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