Le jeu de l'amour et du hasard

11/05/18


On reduit souvent Marivaux au marivaudage: de jolis effets de style et un raffinément des sentiments amoureux.

Mais si son langage est remarquable, Marivaux n'est pas sans malice ni sans une certaine dose de cruauté. Il met ses personnages à nu, face à des questions métaphysiques et existentielles. Il les place dans une sorte de cocotte-minute des sentiments où il observe leur comportement.

Sous l'œil omniscient de la figure paternelle, quatre jeunes gens vont être rapprochés les uns des autres. Ils ont 20 ans, l'âge des paradoxes, des incertitudes et des choix. Tous sens en éveil, ils veulent se défaire de leur éducation et rêvent d'émancipation. Ils s'initient au sens de la vie, aux questions amoureuses, aux engagements futurs que conditionne leur place dans la société. En pleine construction de leur identité, ils doivent conjuguer l'amour et la raison.

Dans ce jeu d'amour et de hasard, Marivaux mélange tout: conditions sociales, éducations, cultures?... Que reste-t-il des individus lorsque leurs étiquettes ne correspondent plus à la réalité - le valet est gentilhomme, la maîtresse femme de chambre? Quiproquos, fraîcheur et ardeur des sentiments, désirs, mais aussi une souffrance dont l'épreuve, au terme d'un parcours initiatique, permettra à chacun de vivre pleinement et de s'épanouir.

Laurent Delvert - déjà venu au Grand-Duché avec un Tartuffe et un Cinna - sera le metteur en scène de cette production qui reunira des comédiens d'ici comme Eugénie Anselin, Brice Montagne et Sophie Mousel, et des comédiens d'ailleurs, Pierre Ostoya-Magnin, Jean-Marie Frin et Stéphane Daublain.

» ... traversé par un vrai sens de la société d'aujourd'hui, [le spectacle] plaira a ceux qui gouteront, a chaque scène, un décalage temporel jamais gratuit, jamais artificiel. Webthea.com, Gilles Costaz à propos de Tartuffe

» Le Cinna de Corneille dans une mise en scène de Laurent Delvert, est une lecture bienvenue, dans l'originalité de son approche, d'un «classique». Luxemburger Wort, Stéphane Gilbart à propos de Cinna

» Laurent Delvert, (...), laisse sourdre, par-dela le dialogue étincelant, contrasté, tout en retournements, en esquives, en attaques feutrées, en traits incisifs, ce qu'il y a de grave, de mélancolique dans la jolie piece en un acte, créée en 1848 et qui trouva immédiatement l'adhésion du public. Le Figaro, Armelle Héliot à propos de Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée

» Laurent Delvert (...) sait faire briller chaque instant de ce duel d'esprit, de cette conversation qui est aussi une guerre et en meme temps une parade nuptiale, une ordalie du désir. En allant chercher sous la surface des mots le filigrane qu'y a posé Musset en imitant Marivaux, en permettant a la sensibilité du XVIIIe siecle de se meler aux tourments amoureux du XIXe, la mise en scène applique un vernis précieux sur le spectacle. L'Express, Christophe Barbier à propos de Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée




Avec Eugénie Anselin, Stéphane Daublain, Jean-Marie Frin, Brice Montagne, Sophie Mousel, Pierre Ostoya Magnin Mise en scène Laurent Delvert
Assistante à la mise en scène Daliah Kentges
Scénographie Philippine Ordinaire
Costumes Caroline Koener
Lumières Nathalie Perrier
Réalisation sonore madame miniature Production Les Théâtres de la Ville de Luxembourg
Coproduction en coursMardi 8  MAI 2018 Ă  20h00 (tickets)
Mercredi 9 MAI 2018 Ă  20h00 (tickets)
Vendredi 11  MAI 2018 Ă  20h00 (tickets)
Dimanche 13  MAI 2018 Ă  17h00 (tickets)
DURÉE environ 1h45 (pas d'entracte) Introduction à la pièce par Monsieur Laurent Delvert une demi-heure avant chaque représentation (en français)
Adultes 20 €, 15 €, 8 € / Jeunes 8 € / Kulturpass bienvenu
Lieu: Théâtre des Capucins