Serge Aimé Coulibaly / Faso Danse Théâtre

12/06/18
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À deux reprises déjà ( Babemba en 2010 et Cut the Sky avec Dalisa Pigram en 2015), le public du Grand Théâtre a pu apprécier le travail de Serge Aimé Coulibaly, un chorégraphe belgo-burkinabé consacré internationalement. Kalakuta Republik est une chorégraphie fondée sur la musique et la vie de Fela Anikulapo Kuti (1938-1997), un chanteur, saxophoniste, chef d'orchestre et homme politique nigérian. Fondateur de la contestataire Republique de Kalakuta, il est l'inventeur de l'afrobeat, une fusion du funk, du jazz, de la musique d'Afrique occidentale, de la musique traditionnelle nigériane et des rythmes yorubas. Après en avoir fait la bande son de plusieurs de ses créations, Serge Aimé Coulibaly lui consacre aujourd'hui tout un spectacle. Kalakuta Republik n'est ni une biographie ni un concert, mais une réflexion chorégraphique sur l'engagement artistique.

Kalakuta Republik n'offre pas de réponses mais pose, dans sa danse sensuelle et virtuose, des questions qui interpellent. Pourquoi un peuple se rassemble-t-il et cherche-t-il une alternative? Pourquoi est-il à la recherche de leaders charismatiques? Quelles sont aujourd'hui la place et la responsabilité de l'artiste dans la société? Comment amener les consciences à s'ouvrir à la différence? Grand connaisseur de la musique de Fela, le compositeur Yvan Talbot en a joué pour en faire ressortir toute la singularité et la mettre en étroite relation avec le travail de Serge Aimé Coulibaly.

» Leur danse est physique, sensuelle, violente et douce, faite de solos ou d'unissons, de tremblements, de corps jetés à terre, de tournoiements. Ils ont des peintures faciales comme à la guerre et pointent le doigt vers le ciel. On y retrouve Serge Aimé Coulibaly comme danseur, et au milieu des danseurs noirs, la danseuse blanche Marion Alzieu, excellente, aux mouvements très sûrs. [?...] Sur scène, des projections évoquent, sans insister, les révolutions, les explosions, les colonnes de réfugiés. Une manière de rappeler qu'en Afrique les révolutions furent souvent menées par la musique. Depuis Indépendance cha cha de Joseph Kabasele au Congo, depuis Fela Kuti au Nigéria, jusqu'à Tiken Jah Fakoly et les groupes rap qui mobilisèrent au Sénégal ( Y en a marre ) et au Burkina (Balai citoyen). La Libre Belgique, Guy Duplat




Concept & chorégraphie Serge Aimé Coulibaly
Dramaturgie Sara Vanderieck
Créateur musique Yvan Talbot
Assistant à la chorégraphie Sayouba Sigué Création & interprétation Adonis Nébié, Marion Alzieu, Sayouba Sigué, Serge Aimé Coulibaly, Ahmed Soura, Antonia Naouele & Ida Faho Scénographie & costumes Catherine Cosme
Création lumière Hermann Coulibaly
Technique Sam Serruys
Vidéo Eve Martin
Photos Sophie Garcia Production Halles de Schaerbeek & Faso Danse Théâtre
Production déléguée Halles de Schaerbeek
Coproduction Maison de la Danse (Lyon), Torinodanza festival (Torino), Le Manège - Scène nationale de Maubeuge, Le Tarmac - La scène internationale francophone (Paris), Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, Ankata (Bobo Dioulasso), Les Récréâtrales (Ouagadougou), De Grote Post (Ostende), Festival Africologne (Cologne)
Diffusion Frans Brood Productions Avec le soutien du Musée des Confluences (Lyon) pour l'accueil en résidence, et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, service de la danseMardi 12  JUIN 2018 à 20h00 (tickets)
Mercredi 13  JUIN 2018 à 20h00 (tickets)
DURÉE environ 1h20 & entracteAdultes 20 € / Jeunes 8 € / Kulturpass bienvenu Lieu: Grand Théâtre / Studio